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Mot du comité de retraite

Bonjour,
Votre comité retraite a été très actif durant la période électorale. En avril dernier, l’assemblée générale sectorielle a voté une résolution demandant de vérifier auprès des partis politiques les mesures concrètes dans leur plateforme électorale qui visent à améliorer le pouvoir d’achat des personnes
aînées.

Nos actions
Sur le territoire de notre secteur, il y a plusieurs circonscriptions électorales. Nous sommes intervenus dans quatre circonscriptions : Saint-Jérôme, Bellefeuille, Prévost et Argenteuil seulement, par manque de bénévoles. Nous tenons à remercier Mme Céline Lachapelle, présidente de l’AREQ Au cœur des Laurentides qui s’est jointe à nous et les volontaires qui ont participé aux actions. Comme Mme Sonia Bélanger, ministre de la Santé et des aînés, est candidate dans la circonscription de Prévost, nous l’avons rencontrée lors de nos rencontres privées. Nous avons envoyé des courriels avec des questions aux personnes candidates en leur demandant des réponses et en proposant de les rencontrer à un moment qui leur conviendrait.

Des rencontres en privé avec des personnes candidates ont eu lieu avec l’équipe Fréchette (CAQ), le parti libéral, le parti québécois et Québec solidaire. Il n’y a eu aucune rencontre avec le parti conservateur du Québec, car il n’y a pas eu de réponse de leur part.

Ces rencontres nous ont permis d’expliquer l’appauvrissement des personnes retraitées qui s’accentue au fil des ans à cause de l’indexation par elle, particulièrement en période d’inflation plus élevée. Ils et elles ne semblaient pas au courant du problème d’indexation et ont paru sensibles à cette situation.

Plusieurs se sont engagés à en discuter et à acheminer les documents fournis, à l’instance nationale de leur parti . Nous avons abordé les soins et le maintien à domicile, le logement abordable et les difficultés des personnes seules pour connaître leurs engagements et leur faire part de nos préoccupations.
Nous vous invitons à consulter le comparateur des plateformes électorales sur ici radio-canada.ca ou dans les journaux pour en savoir plus sur les engagements des partis politiques. Il y a eu tellement d’annonces diverses pour l’ensemble de la population, que c’est difficile de toutes les nommer. De plus, vous pouvez consulter un document de l’AREQ qui reprend les propositions des partis en date du 8 septembre disponible sur le site WEB de l’AREQ RDN ou avec le lien suivant :

https://areq.lacsq.org/wp-content/uploads/A2627-CA-11-Engagements-des-partis-politiques-touchant-les-aines.pdf?utm_source=Cyberimpact&utm_medium=email&utm_campaign=Elections-2026

Maintenant, c’est votre tour. Nous vous invitons à lire le document en pièce attachée : la lettre aux partis politiques de notre présidente, Mme Micheline Germain.
En terminant, il est important d’aller voter le 5 octobre prochain. Chaque vote compte, c’est l’occasion de voter pour la personne qui peut le mieux vous représenter.
Suzanne Labrecque, responsable du comité retraite
Chantal Derisse, coresponsable du comité retraite
Christiane Laforge, personne-ressource
Francine Jasmin, répondante du comité retraite


Rencontre avec Mme Sonia Bélanger

Rencontre avec Mme Sonia Bélanger la ministre de la Santé et des personnes âgées, avec la responsable de la retraite à AREQ RDN 10C, Suzanne Labrecque, et moi-même, présidente AREQ RDN, ce fut une rencontre très agréable, discussion sur une pleine l’indexation du coût de la vie dans notre régime de retraite RREGOP, ainsi que les soins à domicile aux aînés.


Lettre ouverte aux partis politiques

Lettre ouverte aux partis politiques – Pouvoir d’achat des aînés : quand la retraite perd de sa valeur

La valeur de nos revenus à la retraite nous concerne toutes et tous. Nous organisons une part de notre vie autour d’une idée simple : après des années de travail, les sommes prévues pour la retraite devraient permettre de conserver une certaine stabilité. Or, lorsque le coût de la vie augmente plus vite que les revenus, cet équilibre se perd peu à peu. Pour des milliers de personnes retraitées du secteur public québécois, ce glissement est déjà bien réel. Depuis 1982, une partie importante de leurs rentes n’est que partiellement indexée au coût de la vie. D’une année à l’autre, l’écart peut sembler modeste. Avec le temps, il change pourtant ce qu’une rente permet réellement de payer.

Ce que les années retirent peu à peu

Entre 2002 et 2021, le pouvoir d’achat des personnes retraitées couvertes par le Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics (RREGOP) a diminué de 17,5 %. Dans onze régimes provinciaux comparables ailleurs au Canada, la baisse moyenne a été de 5,9 %. L’écart québécois mérite que l’on s’y attarde.

Une perte de pouvoir d’achat ne se manifeste pas toujours de façon spectaculaire. Elle apparaît dans une dépense reportée, un déplacement évité, une activité abandonnée ou une marge de sécurité qui disparaît. Dans les grands centres comme dans les régions, les réalités peuvent différer, mais le constat demeure : lorsque les revenus ne suivent pas le coût de la vie, les choix du quotidien se resserrent.

La situation financière des régimes nous invite aussi à regarder sérieusement la question. En douze ans, la caisse du RREGOP est passée de 55,7 à 97,9 milliards de dollars, tandis que le fonds prévu pour couvrir la part du gouvernement a plus que doublé. Ces résultats ne règlent pas à eux seuls la question de l’indexation, mais ils montrent qu’il est légitime d’examiner les solutions permettant de mieux préserver la valeur des rentes.
Au fond, le sujet dépasse un mécanisme d’indexation. Il touche à la valeur réelle d’un engagement pris sur plusieurs décennies. Une rente peut demeurer la même sur papier tout en offrant, dans la vie courante, de moins en moins de sécurité.

Une question qui doit trouver sa place dans la campagne électorale

À l’approche du scrutin, les partis abordent le soutien à domicile, le logement, les soins et la fiscalité des personnes aînées. La question des revenus à la retraite doit faire partie de cette même conversation. Elle pose une question simple aux formations politiques : comment souhaitent-elles protéger, dans la durée, les revenus sur lesquels les gens ont construit leur avenir?

Les personnes concernées ont consacré leur carrière à nos écoles, à nos établissements de santé et à nos services publics. Si leur situation est particulière, la question qu’elle soulève est beaucoup plus large : quelle valeur accorder à un engagement pris envers des travailleuses et des travailleurs si sa valeur réelle s’érode au fil des années? La réponse intéresse autant les personnes déjà retraitées que celles qui préparent aujourd’hui leur propre avenir.

Préserver plus qu’un montant

Le vieillissement de la population nous oblige à réfléchir au Québec dans lequel nous voulons avancer en âge. La sécurité financière en fait partie, tout comme l’accès aux soins, au logement et au soutien à domicile.

Mieux préserver le pouvoir d’achat des personnes retraitées du secteur public ne réglera pas tous les défis du vieillissement. Ce serait néanmoins une façon concrète de reconnaître qu’un engagement pris envers des travailleuses et des travailleurs doit conserver son sens dans le temps.

À quelques jours des élections, les personnes retraitées attendent maintenant de savoir comment les formations politiques comptent agir. Après des années à documenter cette perte de pouvoir d’achat, le temps est venu de chercher une solution durable.

Micheline Germain
Présidente de l’AREQ (CSQ)

Pour information :
Louis-Jérôme Doran
Conseiller en communication et relations de presse
AREQ (CSQ)
418 561-2754


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